L’Atelier de l’imaginaire

 SAISON 3

L’Atelier de l’Imaginaire regroupe des enseignants-chercheurs issus des trois universités grenobloises, le Conseil en architecture, urbanisme et environnement (CAUE) de Grenoble et l’Hexagone Scène Nationale Arts Sciences – Meylan. Leur projet : une expérimentation collective visant l’exploration de l’imaginaire contemporain, la formation des étudiants de master et de personnes en formation continue, et la co-construction d’une réflexion-action avec les partenaires et les artistes des Rencontres-i, Biennale Arts Sciences.

Définitions
Nous adopterons la définition initiale suivante de l’imaginaire : faculté mentale composée de représentations de ce qui n’existe pas encore ou pas vraiment, et qui n’existera pas nécessairement. De ce fait, l’imaginaire œuvre à la création de possible(s). Les imaginaires, au pluriel, désignent les systèmes d’images et de symboles engendrés par cette faculté.
Objectifs

  • Sur une durée de 3 ans, produire des protocoles collectifs permettant de révéler les imaginaires contemporains, en phase avec les nombreux changements qui nous affectent aujourd’hui et les mutations tant annoncées pour nos sociétés.
  • Contribuer à l’émergence d’un « écosystème apprenant » (formation recherche-action territorialisée), par exemple en agissant ensemble avec les partenaires des Rencontres-i : acteurs et habitants du territoire, artistes, étudiants et enseignants, chercheurs.
  • Nourrir les approches artistiques par l’apport des sciences humaines, et vice versa.
  • Et de ce fait participer ici et maintenant à la transformation du monde par la production d’images et de symboles.

Postulats

  • L’imaginaire (comme faculté mentale) est un puissant moteur de la transformation du monde.
  • La force des imaginaires (comme systèmes d’images) est liée à la qualité de la vie, au bien-être ressenti et même à la question philosophique du bonheur.
  • Les imaginaires se construisent dans le mouvement, dans l’« éprouver ensemble » et dans le travail collectif.
  • La coexistence entre les images et symboles anciens et actuels stimule et entrave le renouvellement des imaginaires.
  • L’imaginaire se projette dans un territoire et participe à la construction métropolitaine.
  • L’imaginaire métropolitain grenoblois nous apparaît régi par le paradoxe entre l’innovation technologique et sa culture, et les inégalités sociales.

Déroulement
Trois séances sont prévues pour la prochaine année universitaire, associant les étudiants de master, un public plus général en formation continue et les futurs Acteurs de Curiosité Territoriale 2015.
Les travaux se dérouleront les 6 novembre,  4 décembre,  22 janvier.

Renseignements : Cécile Guignard – Directrice des relations avec le public et communication

Membres fondateurs de l’Atelier de l’Imaginaire :
Antoine Conjard, directeur, et l’équipe de l’Hexagone Scène Nationale Arts Sciences ;
Serge Gros, directeur du CAUE – Isère ;
Luc Gwiazdzinski, enseignant-chercheur à l’IGA-Université Joseph Fourier Grenoble 1 ;
Fabienne Martin-Juchat, enseignante-chercheuse à l’ICM-Université Stendhal Grenoble 3 ;
Thierry Ménissier, enseignant-chercheur à G2i-UPMF Grenoble 2.

Avec la participation des étudiants du Master Innovation de Grenoble Institut de l’Innovation (UPMF-Grenoble 2), du Master Innovation et territoire de l’Institut de Géographie Alpine (ujf-upmf-école d’architecture Grenoble), du Master Production et médiation des formes culturelles (Université Stendhal et UPMF).