Project Description

Attention humaine et subjectivités computationnelles

CONFÉRENCE — MA 29 NOVEMBRE  20H

Le projet de l’Hexagone permet aux artistes d’être au contact de l’avancée des connaissances et des technologies en train de s’inventer. C’est ce que l’Atelier Arts Sciences permet depuis dix ans dans le cadre du partenariat avec le CEA centré sur les technologies.

En concertation avec le ministère de la Culture et de la Communication et le CNRS, nous ouvrons de nouvelles portes et construisons un partenariat avec l’Unité mixte de recherche Litt&Arts de l’université Grenoble Alpes. C’est un nouvel atelier commun qui s’invente : l’Atelier Arts et Technologies de l’Attention. Il proposera des travaux de recherche entre artistes et scientifiques, des neurosciences à la géographie, en passant par la littérature, le cinéma, les arts du spectacle — un spectre large autour des sciences humaines. L’enjeu des activités organisées dans cet atelier est de mieux comprendre comment nos attentions, en filtrant notre expérience du monde, structurent la façon même dont notre réalité se constitue, et comment certains dispositifs techniques, médiatiques et artistiques, peuvent à leur tour conditionner le fonctionnement de notre attention. Pour inaugurer ce partenariat nous présentons deux conférences en forme de point de départ à cette nouvelle aventure autour de l’attention.
Ces conférences ouvertes à tous, seront données en parallèle à un séminaire de recherche qui aura lieu à l’université.

La conférence de Yves Citton
Peut-on parler d’attention pour décrire ce que fait un algorithme lorsqu’il sélectionne certaines données au sein d’une base de données ? En quoi l’attention humaine diffère-t-elle d’un simple filtrage de données ? Davantage qu’à essayer de délimiter le propre de l’humain et la part du « machinique » dans les processus attentionnels, cette conférence essaiera de comprendre la façon dont le numérique s’articule à nos subjectivités pour les restructurer de l’intérieur en les augmentant de prothèses extérieures. Nos subjectivités computationnelles sont appelées à renégocier sans cesse leurs limites, leurs extensions, leurs temporalités et leurs partages — et ce sont peut-être les détours et les lenteurs de l’attention esthétique qui sont les mieux capables de contrebalancer les court-circuitages opérés par les extensions computationnelles de nos subjectivités.


Retrouvez la librairie Les Modernes dans le hall du théâtre

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